D'origine modeste, M. Izaak Walton Killam naît en 1885 à Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, et entre à 18 ans dans le monde des affaires comme commis subalterne à la succursale de Yarmouth de la Union Bank de Halifax. Muté peu après au siège social de la Banque à Halifax, son talent et sa réputation ne tardent pas à attirer l'attention de M. Max Aitken (futur Lord Beaverbrook), occupé à ce moment-là à mettre sur pied la Royal Securities Corporation. En 1904, M. Aitken le persuade de se joindre au personnel de la Royal Securities, et c'est le début d'une brillante carrière financière. En 1914, M. Killam remplace Lord Beaverbrook à la présidence de la Royal Securities et, peu après, achète ses intérêts dans l'entreprise. Pendant quarante ans, il préside les destinées de la société qui, sous son impulsion, devient l'une des maisons de placements les plus influentes du pays, tandis que lui-même s'impose comme l'une des figures marquantes de l'histoire financière du Canada.
Conscient de l'énorme potentiel des industries forestières et hydroélectriques du Canada et des services d'utilité publique, M. Killam a activement et personnellement participé à l'organisation et à la modernisation de bon nombre de sociétés dans ces secteurs. Faisaient en effet partie du portefeuille de la Royal Securities des centrales hydroélectriques de l'Alberta, de l'Ontario, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve, ainsi que des compagnies de pâtes et papier de la Colombie-Britannique et de la Nouvelle-Écosse. Parmi les autres sociétés dans lesquelles M. Killam avait des intérêts, Moirs Limited, de Halifax, est devenue, sous son influence, l'une des chocolateries les mieux connues du Canada.
Malgré ses prodigieuses réussites financières, M. Izaak Walton Killam était un homme très réservé. Il fuyait la publicité et était presque inconnu hors d'un cercle très restreint de relations personnelles. À l'instar de son homonyme, Izaak Walton, il fut un infatigable pêcheur de saumon et, comme son épouse Dorothy, un adepte passionné de baseball, particulièrement des Dodgers de Brooklyn. Les dons généreux qu'il fit aux organismes de charité tout au long de sa vie furent toujours versés anonymement.
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